Le rohypnol, une drogue dure amnésiante.

 
(Je rappel que le rohypnol est toujours prescrit en France.)
 
Médecine générale / de famille .
Le Rohypnol, une drogue dure amnésiante.
 
Conclusions : Le Rohypnol™ est une drogue dure, succédané de l’héroïne et un amnésiant puissant. Ce produit est dangereux par son pouvoir amnésiant et désinhibant. Ce produit n’a plus de place en thérapeutique.
 
 
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320 millions d’euros de tranquillisants et somnifères

Parmi les psychotropes, les benzodiazépines constituent une famille chimique particulière, comprenant des hypnotiques (ou somnifères) et des anxiolytiques (ou tranquillisants). Les benzodiazépines posent des problèmes spécifiques en termes de risque de dépendance ou de troubles de la mémoire, de diminution de la vigilance ou encore de détournement d’usage. En 2004, plus de 10 millions de Français ont eu au moins une prescription d’anxiolytique et plus de 5 millions d’hypnotique. Les femmes et les personnes âgées sont très concernées. La France se situe depuis de nombreuses années parmi les plus grands consommateurs de ces substances. En Franche-Comté, la consommation est supérieure à la moyenne nationale, donc en tête sur le plan européen. Exposé des motifs Économiques Les Français consomment deux fois plus d’anxiolytiques que les Espagnols et huit fois plus que les Anglais. Pour les hypnotiques, c’est deux fois plus que les Allemands et les Italiens. En 2004, 51,1 millions de boites de somnifères et 55,6 millions de tranquillisants ont été achetés, ce qui représente 320 millions d’euros. Il existe donc une exception française de surconsommation qui induit un surcoût économique et pose des problèmes de de santé publique en créant des risques de dépendance et de baisse de la vigilance.

http://www.urcam.org/fileadmin/FRANCHE-COMTE/publications/docs_PQP/Anxyolitiques-hypnotiques_2006.pdf

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La surconsomation française de tranquilllisants et somnifères. Conséquences dramatiques.

DEPENDANCE, CHUTES, ACCIDENTSPRUDENCE AVEC LES TRANQUILLISANTS ET LES SOMNIFERES

LETAT DES LIEUX

La surconsommation française de tranquillisants et de somnifères

Les anxiolytiques (ou tranquillisants) permettent de traiter lanxiété et ses manifestations(crises dangoisse aiguë, troubles anxieux réactionnels) Les hypnotiques (somnifères) permettent de prendre en charge les troubles du sommeil

Les médicaments psychotropes constituent un ensemble hétérogène de molécules, qui ont comme point commun de proposer une réponse chimique à un trouble psychiatrique identifié.

Parmi les psychotropes, ces deux classes correspondent à une même famille chimique

2.Plusieurs études menées en France depuis une quinzaine dannée ont démontré une tendance à la banalisation de la prescription de ce type de médicaments.La France se situe depuis de nombreuses années parmi les plus grands consommateurs de tranquillisants et dhypnotiques. Daprès une étude du Credes3, le nombre de doses4 vendues, pour 1000 personnes et par jour était le suivant en 1992 :
Allemagne France Italie Royaume Uni
Hypnotiques 17,43 49,92 19,68 22,31
Anxiolytiques 12,62 69,18 28,98 7,05
Depuis, si laugmentation est relativement faible, elle nen est pas moins constante et la France conserve ce particularisme. En 2004, le nombre de boîtes remboursées par l
Assurance Maladie5 a par exemple augmenté de 0,5% pour les anxiolytiques, et de 1,7% pour les hypnotiques.Daprès une étude de lAssurance Maladie6, en 2000, 17,4% de la population française7 a bénéficié dau moins une prescription danxiolytique, 8,8% dune prescription dhypnotique.
2 La classe des benzodiazépines recouvre la quasi-totalité des anxiolytiques et hypnotiques
3 T. Lecomte, V. Paris « Consommation de pharmacie en Europe – Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni » CREDES, décembre 1994
4 Une dose correspond à la posologie recommandée pour 24 H
5 Pour la population protégée du régime général. Ce chiffre ne prend pas en compte les assurés relevant du régime agricole, du régime des travailleurs indépendants, et des sections locales mutualistes.
En Bourgogne, environ 71% des assurés dépendent du régime général.
6 «Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine ». Revue Médicale de lAssurance Maladie volume 34 n°2/ avril-juin 2003.
7Population protégée par le régime général.
Dépendance, chutes, accidents…. Prudence avec les tranquillisants et les somnifères
URCAM BOURGOGNE
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Saône-et-Loire 2,6 boîtes/pers
Nièvre 3,0 boîtes/pers
Yonne 2,6 boîtes/pers
Côte-d’Or 2,3 boîtes/pers
Ceci démontre une évidente tendance à la banalisation de ces produits en France.
Plus de deux boîtes et demi de tranquillisants et somnifères par bourguignon en 2004
La Bourgogne fait partie des régions dans lesquelles lusage de ce type de médicaments est le plus répandu. En 2004, le nombre de boîtes remboursées a augmenté dans de fortes proportions : + 5,1% pour les anxiolytiques (0,5% en France) ; + 2,4% pour les hypnotiques (1,7% en France).
En 2004, près de 3,5 millions de boîtes ont été consommées par les bourguignons
8 : environ 2 millions  dhypnotiques et 1,5 million danxiolytiques. Cela correspond à 2,6 boîtes parpersonne. Les écarts entre départements sont assez significatifs : de 2,3 boîtes par personne en Côte dOr à 3 dans la  Nièvre.Des populations plus spécifiquement concernées
 Létude de lAssurance Maladie de 2000 montrait que, à partir de 60 ans, un cinquième des hommes et un tiers des femmes étaient consommateurs de tranquillisants. Une autre étude menée par la CPAM de Côte dOr a montré que 49% des consommateurs de tranquillisants et somnifères en 2003 avaient plus de 60 ans. Les femmes représentent 70% du total des consommateurs, les femmes de plus de 60 ans 36%. Plusieurs publics sont ainsi particulièrement concernés par l
usage de ces médicaments et par les risques associés :
les personnes âgées 
les femmes
et également les jeunes
9: si la consommation est peu répandue pour ces classes dâge, certains contextes (stress lié aux examens) ou types dusage (consommation sapparentant à celle de drogues) peuvent entraîner une familiarisation précoce avec ces produits.
8 Régime général, régime agricole et régime des artisans et commerçants : 90% de la population environ.
9 Daprès une étude de lURCAM de Picardie : en 2000, en Picardie, 8,2% des assurés de 15-25 ans ont consommé des tranquillisants. Cette pratique concernait près de 12% des filles de cette tranche dâge.
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UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE

Des médicaments à utiliser avec prudence

Des précautions non respectées

La prise de ces médicaments peut avoir de multiples conséquences néfastes, cest pourquoi les autorités scientifiques

10 recommandent certaines précautions dans leur utilisation.

Un traitement bref

La durée maximale doit être : de 4 à 12 semaines pour les tranquillisants, et de 2 à 4 semaines pour les somnifères (période de sevrage incluse).

une réévaluation régulière du traitement

En labsence damélioration notable, une réévaluation pour réadapter le traitement est nécessaire.

pas dassociations

Il ne faut pas associer deux tranquillisants ou deux somnifères lors du traitement.

un sevrage progressif

Larrêt du traitement ne doit pas être brutal : il faut diminuer les doses progressivement

Dans létude de lAssurance Maladie de 2000, il apparaissait que 35% des consommateurs danxiolytiques avaient eu plus de 4 prescriptions dans lannée ; ce qui était également le cas de 37% des consommateurs dhypnotiques. Daprès une étude sur un échantillon de consommateurs danxiolytiques et hypnotiques11, âgés de plus de 60 ans, 77% dentre eux étaient consommateurs, de façon continue, depuis plus de 2 ans.

Contrairement aux recommandations, un nombre important de traitements sont donc pris de façon continue, ce qui pose un véritable problème de santé publique. Des effets secondaires dangereux

– lusage de ces médicaments entraîne rapidement lapparition dune dépendance. Celle-ci est renforcée par la durée du traitement et le dosage. La dépendance, physique et psychique, se manifeste à larrêt du traitement par des symptômes de manque comme linsomnie, lanxiété, lirritabilité, les douleurs musculaires.

les troubles de la mémoire et de lapprentissage

Ces médicaments entraînent en particulier des troubles de la mémoire des faits récents.

les troubles de la vigilance et la somnolence

Lusage de ces médicaments peut entraîner des accidents de la circulation et du travail.

10 Agence Nationale pour le Développement de lEvaluation Médicale, « recommandations et références médicales », janvier 1995.

11N.Lechevallier, A.Fourrier, C.Berr. Utilisation de benzodiazépines chez le sujet âgé : données de la cohorte EVA. Revue epidémiologique de Santé Publiquen, 2003

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des risques particuliers chez les personnes âgées

Pour ces dernières, lusage des médicaments est aussi à lorigine de chutes, aux conséquences dramatiques.En 1999, les chutes chez les personnes de 75 ans et plus ont été la cause de 8500 décès en France.

On estime que les psychotropes sont responsables denviron 20% des chutes des

personnes âgées à domicile, et 30% quand elles vivent en institution

12. Les personnes âgées sont également particulièrement concernées par les risques daccidents iatrogènes.
Les psychotropes seraient en cause dans un quart de ces accidents liés à une interaction entre plusieurs médicaments
13.

LES CHIFFRES EN BOURGOGNE

LES EFFORTS A FAIRE EN BOURGOGNE EN 2005

Lobjectif en Bourgogne est de baisser la consommation de près de 11% en 2005, soit une économie attendue de 1 million deuros.

Côte-d’Or Nièvre Saône-et-L. Yonne Bourgogne France

Evolution du montant remboursé

janv-mars 05/janv- mars 04

-4,3% -4,9% -3,3% -6,9% -4,7% -3,8%

Objectif sur 2005 -9,8% -12,1% -11,8% -10,6% -10,9% -10,0%

Dépense attendue 2005 1 700 000

1 040 000 2 150 000 1 450 000 6 360 000 231 230 000

12 Blain H, Blain A, Trechot P , Jeandel C, Rôle des médicaments dans les chutes des sujets âgés : aspects épidémiologiques.

Presse Med 2000 ; 29 : 673-80

13 Daprès la Caisse Centrale de Mutualité Sociale Agricole, les accidents iatrogènes seraient le motif de 20% des hospitalisations pour les personnes âgées de plus de 80 ans.

http://www.bourgogne.assurance-maladie.fr/fileadmin/BOURGOGNE/publications/Dossier_de_presse_m_dicament.pdf

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Consultation duré: cinq minutes. C’est, pour les antidépresseurs, comme pour les benzos

(…) Dix des 11 médecins consultés ont prescrit les antidépresseurs en quelques minutes seulement, la consultation n’ayant souvent même pas duré cinq minutes.

Le journaliste prétextait être déprimé et manquer d’intérêt pour certaines activités. Il prenait soin de ne pas évoquer une perte de poids ou des tendances suicidaires pour justifier la consultation.

Seulement trois médecins ont pris plus de 15 minutes pour la consultation et ont poussé plus loin pour identifier les causes de la supposée dépression.

Certains médecins ont également omis de dire au faux patient que le traitement aux antidépresseurs devait durer au moins 6 mois et qu’il ne fallait pas cesser abruptement la médication.

Huit des 11 médecins consultés ont recommandé de voir un psychologue en plus de la médication. Cinq ont demandé un examen sanguin.

La prescription aussi rapide d’antidépresseurs inquiète les spécialistes. Ceux-ci mettent notamment en cause la très forte pression des compagnies pharmaceutiques pour pousser la vente de leurs médicaments.

Ils blâment également les patients eux-mêmes et la pensée magique que ces petites pilules peuvent tout guérir. Selon un médecin de l’hôpital Charles-Lemoyne, 90 % des patients s’attendent à sortir de leur consultation avec une prescription en main."

 
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Les parlementaires dénoncent l’usage excessif des psychotropes (le Figaro du 30 juin 2006)

La consommation est deux fois plus importante en France qu’en Europe, avec des effets secondaires non négligeables. UN RAPPORT de l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé rendu public hier au Sénat s’inquiète de la surconsommation en France des médicaments psychotropes (tranquillisants, antidépresseurs, somnifères…). Pour endiguer ce phénomène préoccupant depuis longtemps, ce document, coordonné par Maryvonne Briot, députée, fait toute une série de recommandations aux pouvoirs publics. Il faudrait, réclame-t-elle, promouvoir le respect des bonnes pratiques en améliorant la formation initiale et continue des médecins ; améliorer la régulation du médicament en généralisant les études d’évaluation des bénéfices et des risques ; mieux associer la délivrance de psychotropes et la prise en charge psychologique…Ce travail parlementaire repose sur un état des lieux des psychotropes en France effectué par des scientifiques de l’université Victor Segalen de Bordeaux sous la direction des Professeurs Hélène Verdoux, psychiatre, et Bernard Bégaud, pharmacologue. Il confirme la persistance d’une situation exceptionnelle de la France par rapport à ses voisins : la part de la population ayant pris un psychotrope au cours des douze derniers mois est deux fois supérieure à la moyenne des pays voisins. Avec quelques nuances, puisque la durée moyenne de consommation est plus faible chez nous que dans les autres pays. Les femmes en usent deux fois plus souvent que les hommes, les personnes âgées bien plus que les jeunes. Le recours aux psychotropes déjà relevé dans les années 1980 n’a fait qu’empirer : le montant des remboursements de l’assurance-maladie pour ces produits est estimé en 2004 à un milliard d’euros, alors qu’en 1980 il était de 317 millions d’euros. Une croissance liée à la fois à une augmentation des volumes prescrits et au coût accru des nouvelles molécules. Par ailleurs, un fait est particulièrement notable : les antidépresseurs représentent aujourd’hui plus de 50% des ventes, contre 25% en 1980, alors que celles des anxiolytiques et des hypnotiques sont restées stables. Cela tient à l’apparition de nouveaux antidépresseurs présentant moins d’effets secondaires. Mais, «certains sociologues soutiennent également que les troubles psychiques ont eux-mêmes évolué. Les phénomènes d’hystérie sévère plus fréquents dans les sociétés où les interdits sont forts, céderaient la place aux cas de dépression, affectant des individus de plus en plus isolés, écrasés par les exigences de l’idéal d’autonomie contemporain», peut-on lire dans ce rapport.

Prescriptions inadéquates

Par ailleurs, l’usage des psychotropes est souvent incorrect : 80% sont délivrés par des généralistes qui ne respectent pas toujours les recommandations professionnelles et les limitations de durée de prescription. «La moitié des personnes consommant des antidépresseurs et plus de deux tiers de celles ayant des anxiolytiques et hypnotiques ne présentent pas de troubles psychiatriques relevant d’une telle indication, souligne ce travail. Inversement, moins d’une personne sur trois souffrant de dépression bénéficie d’un traitement approprié. Le niveau élevé de la consommation française n’implique donc pas une meilleure couverture des besoins sanitaires.» Les conséquences en terme de santé publique de cet excès restent mal documentées. Les médicaments à base de benzodiazépines (hypnotiques et tranquillisants) sont connus pour avoir des effets négatifs sur les performances intellectuelles et en particulier sur la mémoire à court terme. «Du fait de la proportion importante de personnes exposées à ces médicaments, une augmentation même minime du risque de détérioration cognitive pourrait générer un nombre significatif de cas de démence, avec de larges répercussions sur la santé des populations âgées», précise le document. Pour ce qui est des antidépresseurs, quelques essais thérapeutiques ont suggéré un risque accru d’idées suicidaires, chez les enfants et les adolescents en particulier. Les parlementaires estiment cependant que le rapport bénéfice/risque reste favorable pour les malades souffrant de dépression, une maladie à risque de suicide bien plus élevé que celui que représente les antidépresseurs. Enfin, les psychotropes ont été impliqués dans les accidents de la voie publique et les chutes des personnes âgées, sans que cela soit parfaitement documenté.

Pour les parlementaires, les pouvoirs publics devraient accorder une attention prioritaire à ces questions.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20060630.FIG000000107_les_parlementaires_denoncent_l_usage_excessif_des_psychotropes.html

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Pétition internationale benzodiazépines en ligne (texte en français de Benzodiazepine Awareness Network traduite par dany)

Appel aux fabricants de benzodiazépines, aux médecins prescripteurs, à la FDA, à l’OMS et à l’Afssaps.
Nous, individus nommés ci-dessous, avons électroniquement signé cette pétition afin de faire savoir que la prise des benzodiazépines telles que prescrites par nos médecins, a eu pour chacun de nous comme résultat, une grave intoxication, une dépendance au produit, une maladie chronique mal diagnostiquée, générant une angoisse émotionnelle profonde et une incapacité globale de fonctionner normalement pendant des périodes prolongées au cours des phases de tentatives de sevrage.
Nous savons tous que prendre des médicaments prescrits par les médecins inclut quelques risques et qu’un certain pourcentage de patients est susceptible d’éprouver des résultats défavorables. Cependant nous ressentons fortement que les risques impliqués par les prises de médicaments appelés benzodiazépines sont beaucoup plus importants que le milieu médical et nos gouvernements ne veulent nous le faire croire. Certainement beaucoup plus grand qu’il ne nous l’a jamais été dit. Ces médicaments sont extrêmement addictifs. Le degré de douleur provoquée par le syndrome de sevrage aux benzodiazépines est énorme comparé à celui d’autres prescriptions et même comparée celui du sevrage aux drogues illicites. Nous estimons également que le pourcentage des patients défavorablement affectés par les médicaments de la famille des benzodiazépines (anxiolytiques) est beaucoup plus grand que ce que nos médecins, nos gouvernements et peut-être les fabricants de ces drogues tel que Roche, Wyeth et Upjohn ne veulent nous le faire croire.
Nous espérons que cette pétition aidera à faire prendre conscience à nos médecins, à nos gouvernements comme aux industries pharmaceutiques responsables de leur fabrication que la dépendance aux anxiolytiques n’est pas un petit problème qui touche seulement une poignée de personnes,
comme ils voudraient nous le faire croire. C’est un problème global qui a les proportions d’une épidémie. Le constat doit être dressé immédiatement, mais en premier lieu : il doit être reconnu.
À la différence des dépendances aux drogues illicites telles que la cocaïne et l’héroïne il n’y a à cette heure aucun protocole de traitement ni antidote pour cette maladie iatrogénique (maladie induite par le médecin). Les symptômes de sevrage sont graves et débilitants. La période de sevrage (avant rétablissement) est de durée beaucoup plus longue que celle nécessaire pour les drogues illégales mentionnées ci-dessus ou pour toutes autres médicaments ou drogues que nous connaissions à ce jour.
Les profits réalisés par la vente de ces benzodiazépines non seulement pour Roche et d’autres fabricants mais pour les médecins qui les prescrivent et pour les pharmacies qui les vendent dépassent l’imagination. Il y a certainement un intérêt commun à nier l’ampleur du phénomène : le nombre des personnes dépendantes aux benzodiazépines, et la nature de la maladie provoquées par cette famille de médicaments afin de suggérer que le problème est dû aux patients et non aux médicaments. Cette pétition a pour but de prouver le contraire. Nos vies ont été inopinément brutalisées par l’impact négatif d’un médicament de la famille des benzodiazépines. Nous sommes unis en esprit par le désir que la vérité éclate enfin au grand jour et pour que d’autres soient épargnés par la douleur que nous avons éprouvée de façon directe.

Nous approuvons la pétition de réseau de conscience de benzodiazépine aux fabricants de benzodiazépines, aux médecins prescripteurs, à la F.D.A. et l’OMS.

signature:

http://www.petitiononline.com/benzo/petition.html

 lire les témoignages SVP
 http://www.petitiononline.com/mod_perl/signed.cgi?benzo&1

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RECHERCHES, TELETHON et ROYALTIES

RECHERCHES, TELETHON et ROYALTIES

Non, la vraie question à se poser c’est, ‘mais à qui profite tout cet argent ?’. Mais, aux malades bien évidemment, me direz-vous. Oui, bien sûr et heureusement ! Mais ces malades n’en profitent, d’abord que s’ils ont les moyens d’acheter ces médicaments miracles, et ensuite que s’ils en guérissent.

Mais par contre, ceux qui profitent à tous les coups, de cet argent, et qui sont toujours gagnants quoi qu’il arrive , eh, bien, ce sont les entreprises et les laboratoires pharmaceutiques. Et que quelques magnats de la pilule agissent derrière toutes ces actions de « Médica-Business », Téléthon, Sidaction, Arc et autres, ne serait pas étonnant ! Peut-être même, qu’à chaque lancement de ces grandes manifestations caritatives, tous ces ‘profiteurs de votre bon cœur’, se frottent les mains et ouvrent leurs tiroirs-caisses.

That is the Question ! Car pour eux tout est bénéfice. Pour eux la solidarité est à sens unique, l’argent passe de votre poche à la leur. Aucun « retour aux Investisseurs-Donateurs » n’est prévu ! Et si comme on peut le subodorer, cela se passe ainsi, il s’agit ni plus ni moins, d’un vol manifeste, honteux et scandaleux ! Parce que, même et surtout, en régime capitalisme, la règle veut que les actionnaires qui investissent leur argent dans les entreprises , participent ensuite au partage des bénéfices réalisés !

Pour être plus clair prenons un exemple concret ; Supposons qu’avec la manne de quelques millions d’euros, qui lui aurait été ‘donnés’ par le Téléthon, un laboratoire privé de recherche médicale, trouve la ‘molécule miracle’ qui guérit une maladie incurable à ce jour. Aussitôt, et comme cela est normal, le labo dépose un brevet pour protéger son invention. A partir de là, soit il fabrique et commercialise ce médicament, à un prix juteux bien évidemment, et il engrange tous les bénéfices, soit, il cède une licence d’exploitation à une autre entreprise, et auquel cas, sans rien faire il engrange des ‘royalties’.
Ces bénéfices et ces royalties, sont bien sûr partagés entre les actionnaires des sociétés pharmaceutiques, mais répétons-le, aucune rétribution n’est prévue pour les organismes donateurs, grâce auxquels la géniale molécule a pu être créé. Quand on sait que ces redevances de brevets peuvent s’élever à des millions, sinon à des milliards d’euros, on mesure l’ampleur de l’escroquerie perpétrée à l’encontre de la générosité publique. Et de plus, au-delà de l’argent, il y a peut-être aussi, des vols d’idées !

Après l’argent, la Matière Grise. Là aussi, peut-être que je me trompe. Mais je me pose également la question de savoir ce qu’il advient lorsque des travaux de recherches, plus ou moins avancés, venants des Grandes Ecoles ou des Centres de recherches publics et qui, pour une raison ou une autre, se retrouvent dans le secteur privé ? Supposons par exemple, que des jeunes chercheurs des Universités, soient sur la voie d’aboutir à une grande découverte, mais que par manque d’argent, de moyens ou de matériels très spécifiques, on leur enlève leur ‘bébé’, au bénéfice d’une entreprise ou d’un laboratoire du privé, mieux à même de concrétiser le projet. Dans ces cas là, de multiples questions se posent : à qui appartiennent les brevets d’inventions ? Y a-t-il réellement, comme stipulé dans la loi Allègre de 1998 et comme cela commence a à se faire dans certains Pays occidentaux, un partage équitable de la propriété des brevets, avec les Universités, l’INSERM et autres labos publics, en fonction de leurs apports aux inventions des médicaments ?

Et, y a-t-il ensuite un partage équitable des royalties ? Les contrats signés, le sont-ils eux aussi à sens unique ? On peut penser en effet, que les tractations financières entre des rapaces du business, rompus à de tels marchandages et des tendres apprentis affairistes inexpérimentés, doivent toujours tourner à l’avantage des premiers ! Conséquence qui dans bien des cas, équivaut à un vol manifeste de ‘matière grise’, de la substantifique moelle de l’esprit humain, comme disait Rabelais.

Imaginer des « Royalties Donations ». Profiter sans vergogne, des immenses sommes d’argent venant de la générosité publique, ou des apports techniques et scientifiques venant des Centres de recherches publics, est totalement malhonnête et inadmissible. Pour éviter ces injustices, tant morales qu’économiques, il est indispensable de créer un système de « Royalties Dons », qui permettent un partage équitable des bénéfices, bien souvent pharaoniques, entre tous ceux qui ont participé aux créations des ‘molécules miracles’. Ainsi au lieu que ce soit les entreprises pharmaceutiques et tous les ‘Mandarins du comprimé’ qui empochent, seuls, les dividendes et les royalties, il y aurait un juste et logique retour financier vers les ‘Investisseurs Donateurs’. A savoir :

Les Organismes Collecteurs de dons, Téléthon, Sidaction, ARC etc…, à qui ces royalties spécifiques permettraient de financer le développement de nombreuses autres actions sociales, au service de tous les malades et de tous les malheureux, en général.

Les Centres de Recherches publiques, Grandes Ecoles, Universités, CNRS, INSERM, etc…, pour qui ces retours sur leurs apports Immatériels, leur donneraient des moyens supplémentaires, pour acquérir des matériels modernes afin de mieux valoriser leurs études et leurs recherches.

Supprimer le business médical. Il serait bon de profiter de la prise en compte de ces nouvelles dispositions, pour remettre à plat tout le système ‘pharmacopesque’. De toutes les recherches destinées à développer notre qualité de vie, la recherche médicale est la plus capitale ! Dans le domaine de la santé, où l’éthique et la morale doivent primer, toutes les lois ultralibérales du business et du marché, devraient être bannies ! Par contre de nouvelles dispositions concernant la gestion des Brevets d’Invention seraient à envisager, pour que les maladies, dites orphelines, trouvent des labos intéressés et pour que les malades, des Pays plus démunis de la planète puissent bénéficier eux aussi des derniers progrès en matière de médicaments et de santé.

Mais pour y parvenir, il faut impérativement créer une Instance Supérieure de l’Ethique de la Santé, dont l’objectif sera de contrôler à ce que nul ne puisse tirer avantages ou profits, de tous ceux qui souffrent ! Utopies direz-vous ? Aujourd’hui, oui…, mais demain ? Car de telles dispositions, appliquées dans le domaine très sensible de la santé de l’Humanité, intéresseraient certes beaucoup moins, les actuels tristes et honteux profiteurs de malheurs, mais créeraient de par le Monde des millions d’emplois et surtout des millions de guérisons, pour le plus grand bien de l’Espèce Humaine!

Raymond MONEDI
« Cercle P.E.P. » Mai 2004

http://scandales.mondiaux.free.fr/

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