RECHERCHES, TELETHON et ROYALTIES

RECHERCHES, TELETHON et ROYALTIES

Non, la vraie question à se poser c’est, ‘mais à qui profite tout cet argent ?’. Mais, aux malades bien évidemment, me direz-vous. Oui, bien sûr et heureusement ! Mais ces malades n’en profitent, d’abord que s’ils ont les moyens d’acheter ces médicaments miracles, et ensuite que s’ils en guérissent.

Mais par contre, ceux qui profitent à tous les coups, de cet argent, et qui sont toujours gagnants quoi qu’il arrive , eh, bien, ce sont les entreprises et les laboratoires pharmaceutiques. Et que quelques magnats de la pilule agissent derrière toutes ces actions de « Médica-Business », Téléthon, Sidaction, Arc et autres, ne serait pas étonnant ! Peut-être même, qu’à chaque lancement de ces grandes manifestations caritatives, tous ces ‘profiteurs de votre bon cœur’, se frottent les mains et ouvrent leurs tiroirs-caisses.

That is the Question ! Car pour eux tout est bénéfice. Pour eux la solidarité est à sens unique, l’argent passe de votre poche à la leur. Aucun « retour aux Investisseurs-Donateurs » n’est prévu ! Et si comme on peut le subodorer, cela se passe ainsi, il s’agit ni plus ni moins, d’un vol manifeste, honteux et scandaleux ! Parce que, même et surtout, en régime capitalisme, la règle veut que les actionnaires qui investissent leur argent dans les entreprises , participent ensuite au partage des bénéfices réalisés !

Pour être plus clair prenons un exemple concret ; Supposons qu’avec la manne de quelques millions d’euros, qui lui aurait été ‘donnés’ par le Téléthon, un laboratoire privé de recherche médicale, trouve la ‘molécule miracle’ qui guérit une maladie incurable à ce jour. Aussitôt, et comme cela est normal, le labo dépose un brevet pour protéger son invention. A partir de là, soit il fabrique et commercialise ce médicament, à un prix juteux bien évidemment, et il engrange tous les bénéfices, soit, il cède une licence d’exploitation à une autre entreprise, et auquel cas, sans rien faire il engrange des ‘royalties’.
Ces bénéfices et ces royalties, sont bien sûr partagés entre les actionnaires des sociétés pharmaceutiques, mais répétons-le, aucune rétribution n’est prévue pour les organismes donateurs, grâce auxquels la géniale molécule a pu être créé. Quand on sait que ces redevances de brevets peuvent s’élever à des millions, sinon à des milliards d’euros, on mesure l’ampleur de l’escroquerie perpétrée à l’encontre de la générosité publique. Et de plus, au-delà de l’argent, il y a peut-être aussi, des vols d’idées !

Après l’argent, la Matière Grise. Là aussi, peut-être que je me trompe. Mais je me pose également la question de savoir ce qu’il advient lorsque des travaux de recherches, plus ou moins avancés, venants des Grandes Ecoles ou des Centres de recherches publics et qui, pour une raison ou une autre, se retrouvent dans le secteur privé ? Supposons par exemple, que des jeunes chercheurs des Universités, soient sur la voie d’aboutir à une grande découverte, mais que par manque d’argent, de moyens ou de matériels très spécifiques, on leur enlève leur ‘bébé’, au bénéfice d’une entreprise ou d’un laboratoire du privé, mieux à même de concrétiser le projet. Dans ces cas là, de multiples questions se posent : à qui appartiennent les brevets d’inventions ? Y a-t-il réellement, comme stipulé dans la loi Allègre de 1998 et comme cela commence a à se faire dans certains Pays occidentaux, un partage équitable de la propriété des brevets, avec les Universités, l’INSERM et autres labos publics, en fonction de leurs apports aux inventions des médicaments ?

Et, y a-t-il ensuite un partage équitable des royalties ? Les contrats signés, le sont-ils eux aussi à sens unique ? On peut penser en effet, que les tractations financières entre des rapaces du business, rompus à de tels marchandages et des tendres apprentis affairistes inexpérimentés, doivent toujours tourner à l’avantage des premiers ! Conséquence qui dans bien des cas, équivaut à un vol manifeste de ‘matière grise’, de la substantifique moelle de l’esprit humain, comme disait Rabelais.

Imaginer des « Royalties Donations ». Profiter sans vergogne, des immenses sommes d’argent venant de la générosité publique, ou des apports techniques et scientifiques venant des Centres de recherches publics, est totalement malhonnête et inadmissible. Pour éviter ces injustices, tant morales qu’économiques, il est indispensable de créer un système de « Royalties Dons », qui permettent un partage équitable des bénéfices, bien souvent pharaoniques, entre tous ceux qui ont participé aux créations des ‘molécules miracles’. Ainsi au lieu que ce soit les entreprises pharmaceutiques et tous les ‘Mandarins du comprimé’ qui empochent, seuls, les dividendes et les royalties, il y aurait un juste et logique retour financier vers les ‘Investisseurs Donateurs’. A savoir :

Les Organismes Collecteurs de dons, Téléthon, Sidaction, ARC etc…, à qui ces royalties spécifiques permettraient de financer le développement de nombreuses autres actions sociales, au service de tous les malades et de tous les malheureux, en général.

Les Centres de Recherches publiques, Grandes Ecoles, Universités, CNRS, INSERM, etc…, pour qui ces retours sur leurs apports Immatériels, leur donneraient des moyens supplémentaires, pour acquérir des matériels modernes afin de mieux valoriser leurs études et leurs recherches.

Supprimer le business médical. Il serait bon de profiter de la prise en compte de ces nouvelles dispositions, pour remettre à plat tout le système ‘pharmacopesque’. De toutes les recherches destinées à développer notre qualité de vie, la recherche médicale est la plus capitale ! Dans le domaine de la santé, où l’éthique et la morale doivent primer, toutes les lois ultralibérales du business et du marché, devraient être bannies ! Par contre de nouvelles dispositions concernant la gestion des Brevets d’Invention seraient à envisager, pour que les maladies, dites orphelines, trouvent des labos intéressés et pour que les malades, des Pays plus démunis de la planète puissent bénéficier eux aussi des derniers progrès en matière de médicaments et de santé.

Mais pour y parvenir, il faut impérativement créer une Instance Supérieure de l’Ethique de la Santé, dont l’objectif sera de contrôler à ce que nul ne puisse tirer avantages ou profits, de tous ceux qui souffrent ! Utopies direz-vous ? Aujourd’hui, oui…, mais demain ? Car de telles dispositions, appliquées dans le domaine très sensible de la santé de l’Humanité, intéresseraient certes beaucoup moins, les actuels tristes et honteux profiteurs de malheurs, mais créeraient de par le Monde des millions d’emplois et surtout des millions de guérisons, pour le plus grand bien de l’Espèce Humaine!

Raymond MONEDI
« Cercle P.E.P. » Mai 2004

http://scandales.mondiaux.free.fr/

Publicités
Cet article a été publié dans Santé et bien-être. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s