TÉMOIGNAGES Mme Joan E. Gadsby

TÉMOIGNAGES [Enregistrement électronique] Le mardi 22 avril 1997

[Traduction]

Le président (M. Roger Simmons (Burin – Saint-Georges, Lib.)): La séance est ouverte. Nous poursuivons l’examen des politiques sur le mauvais usage et l’abus des drogues. Nous accueillons quatre groupes de témoins ce matin. Nous entendrons d’abord la présidente de Market-Media International Corp., Mme Joan E. Gadsby.
Bienvenue, madame Gadsby.
Mme Joan E. Gadsby (présidente, Market-Media International Corp.): Merci beaucoup.
Le président: Si c’était possible, je vous demanderais de nous présenter un bref exposé liminaire, pour que nous disposions de suffisamment de temps pour vous poser des questions. Vous pouvez commencer dès que vous serez prête.
Mme Gadsby: Cela ne me donne pas suffisamment de temps. J’étudie la question depuis six ans et demi, et c’est un problème très important qui existe dans le domaine de la santé.
Mesdames et messieurs, je note que dans votre mandat on ne fait pas mention des médicaments dont je désire vous parler. Je parle des tranquillisants et des somnifères, qui sont prescrits à des milliers de Canadiens. Dans votre programme de travail vous parlez de l’alcool, de la nicotine, du cannabis, de la cocaïne, du crack, du LSD, de l’héroïne et des solvants. Les médicaments dont j e vous parle sont insidieux; ils sont prescrits par les médecins. Les gens finissent par avoir une dépendance iatrogénique. C’est un grave problème.
La prescription de benzodiazépine comporte quatre éléments. Dans la note
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a

couverture qui accompagne mon mémoire, j’en fais justement mention; je signale qu’on prescrit souvent à tort la benzodiazépine, et parfois pour de trop longues périodes, de deux à quatre semaines. On ne prescrit pas ce médicament seulement pour de brèves périodes.
De plus ce médicament a des effets secondaires graves, souvent dangereux comme une agitation paradoxale, une plus grande désinhibition, des difficultés d’apprentissage, des problèmes de mémoire à court terme et à long terme, des problèmes psychomoteurs – qui entraînent souvent des accidents de la route – des états de colère violents, l’apparition ou l’aggravation de symptômes dépressifs, et une chimiodépendance totale.
Troisièmement, les effets du sevrage sont graves et durent longtemps.
Enfin, et c’est un élément très important – même si l’industrie nie que le problème existe – il existe des dangers de lésions cérébrales qui ne seraient pas toujours réversibles.
Je sais de quoi je parle, parce qu’on m’a prescrit ces médicaments après le décès de mon fils. J’étais très jeune lorsque cela s’est produit. Pendant 23 ans on m’a prescrit du Valium, du Librium, du Dalmane, du Restoril et du Serai – des sédatifs pendant la journée et pendant la nuit. J’ai failli mourir. J’ai eu une attaque de suffocation en février 1990. J’étais une femme intelligente, une femme d’affaires au sommet de sa carrière, je travaillais auprès de quatre des plus importantes compagnies canadiennes du secteur alimentaire, j’étais représentante élue depuis 13 ans, et je ne connaissais rien de l’effet ug e pouvaient avoir ces médicaments. Je suis retournée voir
mon médecin et j e lui ai dit que j e ne voulais plus prendre ces médicaments. Il ne m’a pas aidée à m’en sortir. J’ai dû trouver de l’aide ailleurs. Pour être honnête, j’ai consacré pratiquement les sept dernières années à recouvrer ma santé. Je ne prends plus ces médicaments depuis six
ans et huit mois.
Ces efforts représentent un engagement massif de ma part. Financièrement, cela a créé… Il m’en a coûté près d’un million de dollars pour recouvrer ma santé: perte de revenu, et vente d’actifs que j’avais à North Vancouver, pour maintenir mon niveau de vie. Pendant un an j’ai dû participer à un programme de rééducation cognitive pour composer avec les déficits neuropsychologiques qui ont été causés par ces médicaments. Vous comprendrez que tout cela n’a pas été facile.
Je ne suis pas la seule. C’est pourquoi je vous fais part de cette situation ce

matin. Si les députés veulent bien regarder les documents qu’on leur a distribués ce matin…
Je vis sur la côte Nord, à North Vancouver plus précisément. Je peux ajouter quelques statistiques qui touchent la côte Nord – et qui peuvent être généralisées à l’échelle du pays – au document en date du 20 novembre.
Les diagrammes à bâtons démontrent qu’en Colombie-Britannique 23 p. 100 des aînés prennent ces médicaments; je dis bien 23 p. 100. Ce taux est de 27 p. 100 chez les aînés de la côte Nord. Chez les aînées de la côte Nord ce pourcentage passe à 30 p. 100. Chez les aînés de sexe masculin de la côte Nord le taux est de 20 p. 100. Il s’agit de personnes qui sont âgées de plus de60 ans. Je suis plus jeune, mais j’aurais pu être une de ces personnes qui prennent ces médicaments.
Les chiffres les plus récents sur ce problème ont été présentés par l’Association médicale canadienne et révèlent que 11 p. 100 des Canadiens prennent ces médicaments. Je parle des Canadiens. Les enfants ne sont pas inclus. Les enfants prennent du Ritalin, si leurs parents sont assez sots pour leur faire prendre ce médicament. De toute façon, il s’agit là d’un problème national qui a des répercussions très importantes.

Vous avez déjà entendu les représentants de l’Association médicale canadienne. Dans les documents que j e vous ai remis, vous trouverez un document de recherche du Dr Mark Berner intitulé Benzodiazepines, An Overview. Ce document, qui est d’ailleurs excellent, a été préparé en avril 1982. A l’époque, le Dr Berner avait identifié les problèmes graves associés à ces médicaments.
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Dans le bas de la page 234, il signale que rien n’indique que ces médicaments sont utiles à long terme et qu’ils sont tout aussi efficaces lorsque prescrits pour des traitements à court terme. C’est aussi simple que cela.

Il parle des effets de ces médicaments – la sédation, la somnolence, les problèmes de jugement, les problèmes de concentration pour celui qui est au volant, les ruminations suicidaires, les idées de suicide où les patients sentent une impulsion au suicide comme si elle venait de l’extérieur sans qu’ils désirent vraiment mourir. Plus loin il aborde l’utilisation de ces médicaments par les femmes enceintes, par les aînés, et l’interaction avec

l’alcool. À la dernière page, la page 240, il parle des problèmes cognitifs et psychomoteurs.
Voici le passage qu’il faut retenir:
Le traitement rationnel et réussi d’un patient n’est possible que si l’on comprend et connaît complètement la personne. Le médecin ne s’acquitte pas vraiment de ses responsabilités s’il se contente simplement de prescrire des médicaments pour éliminer des symptômes liés au stress sans bien comprendre la situation psychosociale et physique du patient. Le médecin «médicalise» ainsi le problème…
J’ai apporté ce document de recherche du Dr Mark Berner, à qui j’ai parlé au téléphone, parce qu’il l’a rédigé lorsqu’il était à l’Université Western Ontario. Je suis diplômée de cette université et j’ai fait ma maîtrise en administration des affaires à l’Université de la Colombie-Britannique. Le Dr Berner est le président du Comité consultatif d’experts responsable de l’élaboration de lignes directrices sur l’usage et l’innocuité des benzodiazépines utilisées pour le traitement de l’anxiété et de l’insomnie. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, il s’agit là de lignes directrices que l’AMC aurait dû adopter il y a déj à longtemps.
Je fais partie d’un groupe d’action sur la benzodiazépine. Grâce à la publicité que nous avons reçue sur la côte Ouest, nous avons appris que 15 personnes ont perdu la vie au cours des derniers mois.
J’ai déjà été membre du conseil d’administration du Lions Gate Hospital lorsque j’étais conseillère municipale. Bon nombre des admissions en salle d’urgence à l’hôpital sont attribuables à des surdoses. Parfois, il s’agit de médicaments qui ont été pris en même temps que de l’alcool, mais il s’agit néanmoins de surdoses.

Je vous remercie de m’accorder un peu plus de temps que prévu. J’aimerais également vous parler des efforts que je fais pour communiquer avec des collègues qui ont été touchés tout comme moi par ces médicaments, soit qu’ils les aient pris eux-mêmes, soit qu’un membre de leur famille l’ait fait. Nous avons proposé un appel à l’action, dont je vous ai remis les textes pertinents, nous avons formulé des recommandations, et nous avons identifié les obstacles et proposé certaines solutions. Ce document est le fruit de centaines de conversations que j’ai eues avec cinq groupes d’intérêts importants. Je vous en dirai un peu plus long dans quelques instants.

Je prépare actuellement un documentaire de sensibilisation en collaboration avec Jack McGaw, qui était jadis journaliste à W5, et qui joue le rôle de chef de production adjoint. J’ai également un projet de livre qui raconte ma vie avant que je prenne ces médicaments, pendant que j’en prenais, et depuis. J’y parlerai également des travaux de recherche qui ont été effectués et qui sont effectués dans ce domaine. Puis un film semblable à I’m Dancing as Fast as I Can, sera tourné, un film qui portera surtout sur ce que vivent ceux qui participent à un programme de sevrage. Enfin, l’ancien directeur du programme d’assurance-médicaments, Mike Corbeill, s’est engagé à fournir 50 000$ pour une conférence sur les benzodiazépines.

Tous mes efforts sont orientés vers l’action. Nous connaissons tout ce que nous avons besoin de connaître sur ces médicaments. Nous devons maintenant agir pour régler le problème.
La campagne publicitaire a été amorcée. J’ai été invitée à l’émission 50 Up de CBC en novembre dernier. On m’a filmée lorsque je courais. Je cours deux milles et demi tous les matins le long de la mer. C’est ce qui m’a sauvé la vie. Il y aura plus de publicité. Je peux vous montrer des coupures de presse. Il y a des efforts de lobbying. J’ai également rencontré le sénateur Ray Perrault pour discuter avec lui d’audiences que pourrait organiser le Sénat sur la question.
Si vous regardez la page intitulée «Benzodiazepine ‘Call-to- Action’ Group Resource Centre», vous constaterez quels sont nos objectifs. Nous pouvons économiser des millions de dollars dans le secteur des soins de santé et améliorer la qualité de vie de milliers de gens. Nous devons sensibiliser la population à ce problème afin de dissuader les médecins de prescrire trop souvent des benzodiazépines et fournir au consommateur tous les renseignements pertinents.
Il y a des Canadiens qui sont accrochés à ces médicaments, certains d’entre eux depuis plusieurs années, comme cela a été mon cas. Ils ont besoin des services d’aide et de l’infrastructure en place pour participer à des programmes de sevrage.
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Je recommande entre autres choses – et j’exhorte sincèrement le comité à donner suite à cette proposition, car à mon avis elle est très importante – que l’on lance une initiative semblable à celle qui a été lancée aux États-

Unis dans le domaine du tabagisme: en effet, un pourcentage des profits réalisés par les sociétés pharmaceutiques serait utilisé pour financer l’établissement de l’infrastructure nécessaire; de cette façon ces sociétés ne pourraient pas jouer à l’autruche.
Vous avez reçu une page publicitaire qui est parue dans le Globe and Mail il y a environ quatre semaines – cela a coûté 250 000$. Essentiellement, l’industrie pharmaceutique déclare dans son texte, qui cite le Dr Coambs, un chercheur à l’Université de Toronto:
… les prescriptions non appropriées et les coûts qu’elles représentent pour le Canada font ressortir le besoin urgent d’éduquer les professionnels du secteur médical. «Par exemple, certains des pires problèmes sont associés à des médicaments qui existent depuis longtemps… comme les benzodiazépines (tranquillisants)…»
C’est écrit noir sur blanc. Cette citation provient d’une page publicitaire financée par l’Association canadienne de l’industrie du médicament. Après cette réunion, j’ai l’intention de communiquer avec Judy Erola, qui fait partie de cette association. J’ai déjà téléphoné à ce groupe.
Nos objectifs sont les suivants: nous voulons collaborer avec les législateurs, les sociétés pharmaceutiques, les pharmaciens, les médecins et les consommateurs pour trouver des solutions pour que tout le monde y gagne. Nous espérons également que notre groupe-ressource servira de modèle à d’autres groupes dans tout le pays. Nous pouvons aider beaucoup de gens de façon fort positive grâce à nos divers services: une bibliothèque de documentation, un service d’orientation, un service de défense des droits des consommateurs, des collectes de fonds, des services d’éducation et d’aide juridique.
À la page suivante, vous trouverez l’historique du problème associé à la benzodiazépine. Ce n’est rien de nouveau. Ces médicaments ont été prescrits à la fin des années 50 et pendant les années 60, 70 et 80. Nous avons fait des recherches chronologiques et nous avons présenté un résumé des principaux travaux de recherche faits sur la question et des principaux intervenants de l’industrie. Tout y est. On y mentionne par exemple l’Organisation mondiale de la santé; le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques; la U.S. National Academy of Science; Ruth Cooperstock, qui travaillait à la Fondation de la recherche sur la toxicomanie, et qui est maintenant décédée, si j’ai bien compris; le Dr Joel Lexchin, dont vous avez sans doute entendu parler, et qui est l’auteur de

The Real Pushers: A Critical Analysis of the Canadian Drug Industry; le British Journal ofAddiction; le B.C. Drug and Poison Information Centre; la B.C. Médical Association, et le Dr Sydney Wolf, de Washington, D.C. J’ai eu l’occasion d’être conférencière invitée à la Women of Vision, Leadership for the 21 st Century Conférence, où j’ai rencontré Sydney Wolf. Tous ont fait du très bon travail. L’initiative de la thérapeutique en Colombie- Britannique, assurée par le Dr Jim Wright, est excellente.
Le Comité de l’industrie, devant lequel a comparu Joy MacPhail, la ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, a communiqué un message en ce qui concerne l’industrie.
En ce qui a trait aux obstacles à la lutte contre les problèmes causés par la prescription de benzodiazépines – soyez patients, je serai brève – beaucoup de travaux ont été effectués, mais on a pris très peu de mesures. Que devons-nous faire? Nous devons réorienter les fonds de recherche vers des stratégies axées sur l’action, vers des programmes d’aide destinés aux personnes accrochées et vers un programme de sensibilisation visant à empêcher les nouveaux utilisateurs à devenir accrochés à ces médicaments.
Deuxièmement, les lignes directrices sur les ordonnances ne sont pas respectées. Nous avons dit un peu plus tôt que l’AMC devrait publier des lignes directrices. Les lignes directrices du CPS, par exemple, pour le Dalmane et le Serax disaient clairement en 1978 que la sécurité et l’efficacité d’un traitement de longue durée n’avaient pas été démontrées et que ces médicaments ne devraient être utilisés que pour des traitements de courte durée. Pourtant ce n’est pas ce que font les médecins.
L’AMC et les associations médicales provinciales doivent prendre des mesures disciplinaires. Les collèges des médecins et chirurgiens de toutes les régions du pays doivent s’acquitter de leurs fonctions.
Passons au manque de formation permanente des médecins. Encore une fois, il incombe aux collèges des médecins et chirurgiens d’assurer le perfectionnement professionnel des médecins.
J’ai toujours oeuvré dans le secteur du marketing, et voici ce qui s’est produit: les sociétés pharmaceutiques, pour être honnête, y sont allées à fond de train pour la commercialisation de ces produits. Les médecins ont été convaincus et ont continué de prescrire ces médicaments. Il s’agit habituellement de médecins de 50 ans et plus qui ne veulent pas changer.

Je signale dans mon document qu’il n’y a pas de responsabilité juridique dans le secteur. En Grande-Bretagne, 5 000 poursuites ont été intentées contre les sociétés pharmaceutiques et les médecins à ce sujet. Le citoyen moyen ne peut pas se permettre d’intenter des poursuites; il ne devrait s’agir là que du dernier recours. Mais c’est un autre domaine.
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De plus, le consommateur ne dispose pas de suffisamment de renseignements, de mises en garde claires, où l’on énonce clairement tous les effets secondaires possibles. Si quelqu’un m’avait dit que 23 ans plus tard j’aurais des problèmes cognitifs… Mon meilleur atout, c’est mon cerveau; pourtant je ne peux plus fonctionner comme je le pouvais auparavant.

Des travaux de recherche prouvent ce que j’ai dit. Le dernier rapport a été présenté par le Karolinska Institutet de Suède.
Je suis convaincue que la plupart des gens ne prendraient jamais ces médicaments.
Le point suivant porte sur ce que les pharmaciens peuvent faire pour aider à régler le problème. Ils doivent prendre le temps nécessaire et ne pas être influencés par les droits qu’ils touchent sur les ordonnances.
Le septième point concerne la demande élevée de médicaments et un processus d’éducation à plusieurs volets.
Le huitième point est le sevrage. Nombre de médecins ne comprennent pas ce que cela représente. Il faut donc qu’ils reçoivent une certaine formation à cet égard.
Neuvièmement, que pouvons-nous faire? Je donne l’exemple de l’expérience britannique. Au Royaume-Uni, les médecins ont communiqué avec leurs patients accrochés et leur ont dit qu’ils pouvaient les sevrer. Grâce à leurs efforts, il y a eu une chute de 30 p. 100 de la consommation de ces médicaments en six mois, ce qui a permis d’économiser des millions de dollars.
Le gouvernement, les sociétés pharmaceutiques et les médecins minimisent l’importance du problème. Nous pouvons sensibiliser le public grâce à des conférences, des colloques et d’autres événements de ce genre.

Le onzième point concerne l’information posologique objective à donner aux médecins. Sur la côte Nord, où je vis, un pharmacien a été embauché qui va rencontrer personnellement les médecins pour leur parler des effets néfastes des médicaments pour qu’ils soient vraiment au courant.
Il existe une situation de conflit entre les sociétés pharmaceutiques qui sont inspirées par les profits, le financement de la recherche et du développement et l’absence d’aide offerte aux particuliers qui sont les victimes de cette infrastructure. Une des principales recommandations que je vous formule ce matin est la suivante: les sociétés pharmaceutiques doivent aussi rendre des comptes. Je recommande qu’un pourcentage de leurs profits – et moi j’ai toujours travaillé dans le domaine de la commercialisation, mais pour le secteur alimentaire – soit réaffecté à la solution des problèmes créés par ces médicaments.
Le treizième point est celui des solutions de rechange. Les gens n’ont pas besoin de prendre des médicaments. C’est une question d’habitudes de vie saines.
Puis le document aborde l’affectation de ressources financières au problème. Il faut de l’argent. Les efforts ne sont pas coordonnés.
Je m’excuse, monsieur le président. J’ai pris beaucoup de temps. Cette question est cependant très importante. Je ne cesserai pas mes efforts. Je partirai aujourd’hui, mais je n’abandonnerai pas ma lutte. Vous m’entendrez parler de la question de plus en plus souvent, et ce, dans toutes les régions du pays, et même à l’étranger, jusqu’à ce qu’on agisse.
Je suis sincèrement convaincue qu’en février 1990 c’est Dieu qui m’a gardée en vie alors que j’étais sur le point de mourir, et il l’a fait pour que je puisse répandre ce message et aider d’autres personnes. Heureusement, j’ai deux filles formidables qui ont encore leur mère aujourd’hui. Au moment où j’ai pris l’avion hier, ma plus jeune, qui a maintenant 26 ans et qui travaille dans le domaine cinématographique, m’a dit: «Maman, je suis vraiment fière de ce que tu fais pour aider les autres.»
J’apprécie le temps et l’attention que vous m’avez accordés ainsi que votre patience. Je me ferai un plaisir de répondre à toutes vos questions. Je suis également disponible si le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ont besoin d’un consultant. J’ai un spécialiste en matière de communications qui travaille avec moi.

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